DMP : Enfin la quille pour Dominique Coudreau !

Michel Gagneux est chargé d’euthanasier le “Groupement d’intérêt Public Dossier Médical Personnel” (GIP DMP)

Dominique Coudreau, ancien Directeur Général du “Groupement d’intérêt Public Dossier Médical Personnel” (GIP DMP) avait pris la place de Pierre Bivas l’éphémère président de la technostructure du 13 avril 2005 au 20 juillet 2005. Celui-ci avait été limogé pour des raisons encore mystérieuses par Xavier Bertrand son Ministre de tutelle après seulement trois mois d’exercice.
Qui sait, peut-être qu’un jour l’histoire du GIP-DMP servira de thème à des questions pour le "Jeu des Mille Euros" ou “Qui veut gagner des millions ?”. On peut lire à ce sujet l’article “La malédiction du DMP”.

Depuis le 23 juin 2007, la présidence du GIP DMP était devenue encore plus une vraie sinécure. En effet c’est à cette date que Roselyne Bachelot, la remplaçante de Xavier Bertrand, arrêtait en douce le chantier du “Dossier Médical Personnel” qui selon la Loi devait être généralisé quelques jours plus tard, c’est à dire le 1er juillet 2007. Il était temps !
A l’époque au sujet du report calendrier, elle déclarait qu’en 2009 devrait avoir lieu le « déploiement d’une première version du DMP sur l’ensemble du territoire ». Ce « socle » devrait être « une présentation basique du dossier médical, qui s’enrichira au fur et à mesure, avec les médicaments délivrés (...), les comptes rendus de radiologie, les résultats des analyses de biologie et les comptes rendus hospitaliers ».
Alors que l’année 2009 est déjà bien entamée, personne ne voit poindre la « première version du DMP » à l’horizon !

Limogeage à la tête du GIP DMP

Voulait-on laisser le temps à Dominique Coudreau d’emballer ses affaires ? Curieusement c’est seulement au Journal Officiel du 22 janvier 2009 qu’a été publié un arrêté du 15 décembre 2008 nommant son successeur à la Présidence du GIP DMP.

NOR : SJSC0830103A
Par arrêté de la ministre de la santé, de la jeunesse, des sports et de la vie associative en date du 15 décembre 2008, M. Michel GAGNEUX, inspecteur général des affaires sociales, est nommé membre du conseil d’administration du groupement d’intérêt public dénommé « Groupement de préfiguration du dossier médical personnel », en qualité de personnalité qualifiée, en remplacement de M. Dominique COUDREAU.
M. Michel GAGNEUX est nommé président du conseil d’administration et président du comité d’orientation du groupement d’intérêt public dénommé « Groupement de préfiguration du dossier médical personnel ».

Papy fait de la résistance

Michel Gagneux doit prendre la présidence de la nouvelle Agence des Systèmes d’Informations de santé Partagés (ASIP) dans quelques mois alors que Jean-Yves Robin en sera le Directeur Général. Comme cette nouvelle structure n’a pas encore de ligne budgétaire, Jean-Yves Robin, avait poussé hors de fauteuil Jacques Sauret. Nommé Directeur Général du “Groupement d’intérêt Public Dossier Médical Personnel” (GIP DMP) le 5 décembre dernier, cela permettait à cet ancien salarié du secteur privé de toucher un traitement. Or cet artifice “alimentaire” n’est pas applicable à Michel Gagneux qui, lui, touche un traitement en tant qu’ inspecteur général des affaires sociales (IGAS).
Rappelons aussi que le GIP DMP doit être absorbé sans doute avant l’été 2009 dans la nouvelle agence.
Dans ce contexte, à quelques mois de la fin de vie du groupement, on peut donc se demander pourquoi Dominique Coudreau est ainsi poussé sans ménagement vers la sortie ! Le Ministère de la Santé, enfin soucieux du gâchis d’argent public dans le financement des systèmes d’informations de santé, veut-il éviter de lui payer encore quelques mois de confortables indemnités de 3000 € par mois ?
Depuis sa nomination il y a trois ans et demi, Dominique Coudreau, un vrai bourreau de travail cumulait cette fonction avec sa retraite de la Cour des Comptes, et une activité lucrative de conseiller du groupe “Générale de santé” la filiale santé de la Générale des Eaux.
Enfin libéré de cette lourde charge, Dominique Coudreau pourra consacrer désormais le reste de son temps libre à la pêche à la ligne.

Pour ceux qui s’en inquièteraient, Dominique Coudreau n’est pas jeté en plein hiver à la rue et sans ressources.

En effet depuis le 22 mai 2006, il est officiellement retraité de la Cour des Comptes. Le Journal Officiel est daté du 1er avril 2006, mais l’information est pourtant exacte. Dominique Coudreau, l’ex Président du Comité d’Orientation (COR) et Président du GIP-DMP, avait demandé de faire valoir ses droits à la retraite à compter du 22 mai 2006.
En outre il perçoit des indemnités comme « Conseiller auprès du Président du Directoire » de la Générale de Santé un groupe leader français et européen qui gère plus de 170 établissements hospitaliers privés, en France et en Italie.

Un peu de rab pour Dominique Coudreau !

Un arrêté du 12 janvier 2009 abroge l’arrêté du 31 mai 2006 qui fixait le montant des indemnités allouées au président du conseil d’administration et au président du comité d’orientation du GIP “Groupement de préfiguration du dossier médical personne”. Le montant de l’indemnité forfaitaire était de 1500 € par mois pour la présidence du CA et de 1500 € par mois pour la présidence du COR. Première curiosité l’arrêté du 31 mai 2006 était rétroactif et s’appliquait « à compter du 13 avril 2005 ».

Plus étonnant depuis l’arrêté du 6 juillet 2006 publié au JO du 2 août 2006, le GIP dénommé “Groupement de préfiguration du dossier médical personnel” est devenu “Groupement de préfiguration du dossier médical personnel”.
Mais comme si de rien n’était , alors que le Groupement a changé e de nom et de convention constitutive depuis trois semaines, par un arrêté du 25 juillet 2006, Dominique Coudreau, déjà président du conseil d’administration, est nommé président du Comité d’Orientation “Groupement de préfiguration du dossier médical personnel” !

En toute logique, un nouveau décret puis un nouvel arrêté auraient dû fixer les conditions d’indemnisation du président du Comité d’Orientation et du Conseil d’Administration du nouveau groupement, puis un arrêté rectificatif aurait dû nommer Dominique Coudreau président du Comité d’Orientation du GIP DMP. Or cela n’a pas été fait. Dominique Coufreau a donc touché ses 3000 € mensuel depuis juillet 2006 ! Amusant pour un retraité de la Cour des Comptes !

Finalement quelqu’un a dû se rendre compte qu’il fallait faire le ménage et l’arrêté du 12 janvier 2009 abroge celui du 31 mai 2006.

Même bourde pour l’arrêté du 15 décembre 2008 nommant Michel Gagneux et limogeant Dominique Coudreau. Michel Gagneux est nommé président du conseil d’administration et du comité d’orientation du groupement d’intérêt public dénommé “Groupement de préfiguration du dossier médical personnel” qui n’existe plus depuis belle lurette !
Il a fallu donc pondre un nouvel arrêté rectificatif le 9 février 2009, publié au Journal Officiel le 14 février 2009 !

La carrière exemplaire de Dominique Coudreau
Il a été :
- Diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris et ancien élève de l’École nationale d’administration
-  a débuté sa carrière en 1970 en tant qu’administrateur civil chargé du Budget des ministères de la Santé et du Travail, à la Direction du budget au ministère des Finances
-  membre du cabinet du ministre de la Santé de 1974 à 1976
-  membre du cabinet du ministre des Finances de 1977 à 1978
-  membre du cabinet du Premier ministre de 1978 à 1979
-  directeur de la Caisse nationale d’assurance maladie des travailleurs salariés (CNAMTS) de 1979 à 1989.
-  fondateur et directeur de l’Agence française de lutte contre le SIDA de 1989 à 1990
-  Conseiller du président pour la Santé à l’Union des assurances de Paris de 1990 à 1992
-  Directeur général d’Hexagone-Hospitalisation, second Groupe français d’hospitalisation privée de 1993 à 1996. En janvier 2006, Hexagone-Hospitalisation vend 10 de ses douze cliniques à la Générale de Santé pour 430 millions d’euros. Est ce à cette époque que Dominique Coudreau devient conseiller du Directoire de la Générale de Santé ?
-  Directeur de l’Agence régionale d’hospitalisation d’Ile-de-France du 15 janvier 1997 au 12 mars 2003
-  Conseiller-maître à la Cour des comptes de 2003 à mai 2006,
-  17 juillet 2004 : nommé membre de la Commission de contrôle des assurances, des mutuelles et des institutions de prévoyance.
-  13 avril 2005 : nommé vice-président du conseil d’administration du « Groupement de préfiguration du dossier médical personnel »,
-  25 juillet 2005 nommé président du groupement de préfiguration du Dossier médical Personnel, alors que le GIP DMP l’a remplacé depuis quelques semaines.
publié le 23 janvier 2009 par Jean-Jacques Fraslin

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4 commentaire(s)
DMP : Enfin la quille pour Dominique Coudreau ! - 8 août 2009, par anonyme
y avait déjà une anomalie énorme, dont la nomination du sieur Coudreau, en 1996, comme directeur de la nouvelle agence régionale d’hospitalisation d’Île-de-France alors qu’il était directeur d’une société d’hospitalisation privée, Hexagone hospitalisation possédée par son ami, le redoutable ATTIA. On pourrait suivre tout le parcours de Coudreau à la tête de cette agence et on verrait sans aucune difficulté, que la plupart de ses décisions ont été prises, chaque fois que cela était possible, dans l’intérêt de son ancien maître, en faisant place nette de ses concurrents ou en préparant ses acquisitions. Je pourrais donner des exemples personnels ou le sieur Coudreau a refusé pour des raisons fantaisistes des autorisations qui auraient gêné l’activité des cliniques Hexagone et a ensuite donné ces autorisations à ses copains (Austruy de Medidep) il y a beaucoup d’exemples . Le dernier exemple a été fatal à sa fonction de directeur de l’ARH, en 2003, alors qu’il avait tout organisé avec des faux en écriture, pour liquider la clinique chirurgicale Vauban de Livry-Gargan en faveur d’une reprise des activités par Hexagone à Tremblay-en-France,concurrent direct pour l’obstétrique et sur place avec des autorisations de soins de suite pour son ami Austruy, jusqu’à ce que mis au courant de l’affaire par Alain calmat, le ministre de la santé, Mattéi, vienne jesur place le débarquer séance tenante, et c’est donc pour le rattraper que Xavier Bertrand lui a offert ensuite le dossier médical personnel où il a continué avec sa corruption légendaire, en sélectionnant selon son bon vouloir et les pots-de-vin, certaines entreprises, les autres, éliminées ont protesté. Il a fallu que Roselyne Bachelot, dûment informée ,décide de le vider. Il est certain que cette corruption n’aurait pas du existér, si ce sinistre personnage, franc-maçon de la même loge qu’ATTIA, n’avait pas été nommé dans ces fonctions successives où il y avait un manifeste conflit d’intérêts ; on dit même qu’outre le fait d’avoir ramené à l’ARH sa "conseillère juridique"que Le sieur ATTIA lui avait imposé pour le surveiller il continuait toujours a emargér à Hexagone, et que c’est donc un mélange continu et frauduleux de fonctions privées et publiques (hautfonctionnaire) et cela continue à la générale de santé où ATTIA l’a propulsé pour y défendre ses intérêts. Là aussi le conflit d’intérêt existe et la présence de cet ancien directeur de la ARH fausse la concurrence il serait bon que cette affaire sorte dans la presse et que Coudreau soit poursuivi avec tous ses comparses.
DMP : Enfin la quille pour Dominique Coudreau ! - 19 mars 2009, par tiki
pour confirmer mon commentaire du 20 janvier, je retrouve par hasard l’article qui expliquait les douteuses acrobaties du nommé Coudreau : "Printemps 2001... Clinique du Val de Juine à Etampes. Fermeture administative". E Estour, le Journal de Coelio-chirurgie, n°48, decembre 2003,pp 85-86.
DMP : Enfin la quille pour Dominique Coudreau ! - 20 février 2009, par B.A.
coudreau continue d’émarger à la générale de santé pour 6000€ par mois. L’arh lui a procuré des avantages d’une autre nature puisqu’il y avait comme proche collaboratrice sa maîtresse...
DMP : Enfin la quille pour Dominique Coudreau ! - 27 janvier 2009, par tiki
non c’est aussitôt après avoir quitté l’arh de l’ile de france que coudreau a été nommé conseiller à la générale de santé... de sorte qu’il a pu finaliser à ce poste des décisions qu’il avait préparées en tant que directeur de l’arh, en particulier des regroupements et des fermetures de cliniques - tout cela est très limite du point de vue éthique évidemment