Vaccin Pandemrix : L’AFSSAPS escamote un cas dérangeant de sclérose en plaques !

Tour de passe-passe à l’Afssaps....


L’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé, en charge de la pharmacovigilance de la vaccination contre la grippe porcine A (H1N1) semble en minimiser les effets indésirables. Les chiffres homéopathiques des déclarations ne reflètent pas la réalité du terrain .

Début novembre 2009, en France, un médecin hospitalier de 34 ans a fait une poussée de sclérose en plaque quelques jours seulement après la vaccination contre la grippe H1N1 par le PANDEMRIX. Les médias en ont très peu parlé et l’AFSSAPS, par un habile tour de magie, a caché ce cas grave dans un grand tableau d’effets indésirables bénins.
Il est vrai qu’après la polémique non encore éteinte sur les possibles conséquences neurologiques de la vaccination contre l’hépatite B, le terme de Sclérose en Plaques fait peur !

C’est par un témoignage posté le 7 décembre sur le forum Atoute.org que ce médecin révèle sa maladie et son désarroi.

Selon un témoignage de ce médecin publié le 20 décembre sur le forum Atoute.org, il aurait été enfin contacté par l’AFSSAPS il y a quelques jours, suite à son courrier adressé à Roselyne Bachelot. On lui a dit aussi que «  le prochain bilan devrait être réactualisé avec : "un premier cas de poussée de SEP suite au vaccin" ! Autre nouvelle, l’AFSSAPS lancerait une étude plus précise des effets du vaccin sur les patients porteurs de SEP ».
Il soit passer devant le médecin conseil pour une éventuelle reconnaissance en accident de travail.

Une pharmacovigilance bien somnolente !

Le bulletin N° 2 de Suivi de Pharmacovigilance des vaccins grippaux A(H1N1) répertoriait « quatre notifications d’effets « graves » concernant : deux affections neurologiques, une réaction allergique et une affection respiratoire » :

Un homme de 34 ans avec des antécédents de troubles neurologiques à type de paresthésie notamment engourdissement des membres inférieurs, douze années avant la vaccination par Pandemrix, a présenté des signes cliniques comparables 3 jours après l’injection du vaccin. Les résultats préliminaires issus des examens neurologiques suggèrent une deuxième poussée de démyélinisation centrale [1] . Cependant, les résultats des examens en cours sont nécessaires pour établir la cause. A l’heure actuelle, l’état du patient toujours hospitalisé s’améliore.

En réalité ce médecin a été un des premiers professionnels de santé vaccinés par le PANDEMRIX du laboratoire britannique GlaxoSmithKline (GSK). Trois jours après l’injection il a commencé à présenter des « paresthésies ascendantes ». En sept jours s’est installé un « niveau de paresthésies et d’hypoesthésie D4 ». Puis après une semaine est apparue une hémiparésie droite, c’est à dire un déficit moteur incomplet de la moitié droite du corps.
Lors du bilan complémentaire effectué, l’imagerie a montré « plusieurs plaques cérébrales et médullaires » confirmant le diagnostic de sclérose en plaque. Certes comme c’est le cas habituellement pour les poussées de SEP, « l’état du patient s’améliore  » !
Actuellement 6 semaines après, alors qu’il est toujours en arrêt maladie, en plus de la classique fatigabilité, il présente encore « quelques difficultés motrices avec la jambe droite et un gros trouble de sensibilité de la main droite ».

Mais, alors que « les résultats des examens en cours sont nécessaires pour établir la cause », le bulletin de l’AFSSAPS charge la barque de la pathologie neurologique préexistante !
On y évoque lourdement et au pluriel des « antécédents de troubles neurologiques à type de paresthésie notamment engourdissement des membres inférieurs, douze années avant la vaccination par Pandemrix ». Le diagnostic du premier épisode datant de plus de douze ans est fait car selon l’agence, l’épisode actuel est qualifié de « deuxième poussée de démyélinisation centrale ».
Or, selon lui, ce médecin se « portait comme un charme » avant l’injection. Effectivement en 1994 il avait été vacciné par l’hépatite B et quelques mois plus tard il avait été affecté par un épisode régressif de paresthésies. En raison de la bénignité et le brièveté des symptômes, il semble qu’aucun examen complémentaire n’avait été effectué à l’époque et bien entendu aucun diagnostic n’avait été porté !
L’âge moyen de déclaration d’une sclérose en plaque c’est 30 ans. Faire une première poussée à 19 ans n’est pas banal, sauf peut-être après vaccination contre l’hépatite B. On peut lire à ce sujet les résultats de l’étude étude cas-témoins de Hernan et collaborateurs publiée en 2004. [2] En général l’évolution des SEP se fait typiquement par poussées régressives. Le plus souvent la deuxième poussée survient dans 50% des cas, moins de deux ans après la première manifestation de la maladie. Une seconde poussée 15 ans plus tard ce n’est pas très courant.

L’imputabilité du Pandemrix à son état actuel risque d’être un parcours du combattant. Y aura-t-il au minimum reconnaissance en maladie professionnelle ? Il explique : « Évidemment discours habituel dans ce cas : "état antérieur...aucune preuve du rapport..." ! »
Ce médecin aurait écrit au ministère de la santé pour exposer son cas et n’aurait toujours pas eu de réponse.

D’ailleurs le troisième bulletin de l’AFSSAPS escamote ce cas de SEP et son devenir.

... Cinq cas ont nécessité une hospitalisation. Aux quatre cas graves déjà signalés dans le bilan précédent s’ajoute un cinquième signalement....

Le 4éme bulletin (21 octobre au 22 novembre 2009) reprend dans un tableau les différents effets déclarés. On note par exemple qu’un cas banal d’épistaxis est listé. Par contre on n’indique nulle part le signalement d’une alarmante poussée de SEP ou même d’une inquiétante hémiparésie. Cet effet indésirable grave est noyé dans les 35 paresthésies et 5 hypoesthésies !

Même oubli curieux dans la cinquième fournée du bulletin ( 21 octobre au 29 novembre 2009 ). On signale seulement 76 cas de paresthésies et toujours 5 hypoesthésies.

On a cependant quelques nouvelles du cas de syndrome de Guillain-Barré. Il est dégonflé au rang des « cas similaires associant uniquement des fourmillements importants des extrémités (paresthésies) ». Bref une broutille....

... Plus d’un mois après la survenue du cas fortement suspecté dans un premier temps d’être un « syndrome de Guillain-Barré » (notifié dans le 1er bulletin hebdomadaire), les éléments cliniques, la normalité des examens neurologiques successifs et l’évolution rapidement favorable, ne plaident pas en faveur du diagnostic final de syndrome de Guillain-Barré. Ce cas est à rapprocher d’autres cas similaires associant uniquement des fourmillements importants des extrémités (paresthésies), parfois de survenue rapide après la vaccination, et ayant conduit à effectuer un bilan neurologique approfondi qui s’est toujours avéré normal...

Mais toujours pas d’information de la sclérose en plaque, interdite de séjour dans le bulletin de pharmacovigilance. Peut-être aurons nous quelques nouvelles dans la prochaine publication ?

_Et bien non, le bulletin paru le 10 décembre continue à ignorer cette Sclérose en Plaques post-vaccinale !
Idem pour le bulletin N°7 diffusé le 17 décembre 2009.

Selon un témoignage de ce médecin publié le 20 décembre sur le forum Atoute.org, il aurait été enfin contacté par l’AFSSAPS il y a quelques jours, suite à son courrier adressé à Roselyne Bachelot. On lui a dit aussi que «  le prochain bilan devrait être réactualisé avec : "un premier cas de poussée de SEP suite au vaccin" ! Autre nouvelle, l’AFSSAPS lancerait une étude plus précise des effets du vaccin sur les patients porteurs de SEP ».
Il soit passer devant le médecin conseil pour une éventuelle reconnaissance en accident de travail.

Pour réagir à cet article ou témoigner, utilisez ce forum :

Le docteur Jean-Jacques Fraslin n’a aucun lien d’intérêt avec des entreprises commercialisant ou fabriquant des produits de santé (article L4113-13 du CSP) ou les fabricants de masques et de solutions hydro-alcooliques.

[1] Atteinte démyélinisante aiguë centrale (ADC) : SEP et ADM (encéphalomyélite aiguë disséminée)

[2] MA Hernan et al. Recombinant hepatitis B vaccine and the risk of multiple sclerosis. A prospective study. Neurology 2004 ;63:838-42 : Cette étude mettait en évidence une association entre la vaccination contre le VHB et la survenue d’une sclérose en plaques chez des adultes de 18 ans et plus, association qui atteint la significativité statistique lorsque les vaccinations réalisées dans les 3 années précédant l’apparition des premiers symptômes de sclérose en plaques sont prises en compte (odds ratio 3,1 ; IC 95 % : 1,5-6,3).

publié le 18 décembre 2009 par @Fraslin

Poster un nouveau commentaire

3 commentaire(s)
Vaccin Pandemrix : L’AFSSAPS escamote un cas dérangeant de slérose en plaques ! - 8 décembre 2009, par jjf

Il est évident que la pharmacovigilance est somnolente en France, pour le Pandemrix mais aussi pour de nombreux autres médicaments. Ainsi un article expliquait l’euthanasie malheureusement très tardive du Médiator dans Ouest France du 7 décembre :

Un médicament interdit grâce à Brest : Le Mediator, un antidiabétique, était suspecté d’être toxique. Les médecins de l’hôpital finistérien l’ont prouvé. En 2007, à Brest, deux patientes sont hospitalisées, l’une en pneumologie, l’autre en cardiologie. Elles présentent les mêmes symptômes. Seul point commun : elles prennent du Mediator. « Cela nous a mis la puce à l’oreille, raconte Irène Frachon, pneumologue au Centre hospitalier universitaire. On a eu l’intuition que le médicament était en cause. » D’autant plus que, depuis dix ans, on le suspecte d’être toxique. Restait à convaincre l’Agence française de sécurité sanitaire des produits sanitaires (Afssaps) pour envisager de le retirer du marché.

Travail de fourmi L’enquête commence. « C’était chercher une aiguille dans une botte de foin », témoigne le cardiologue Yanick Jobic. Grâce au système informatique du CHU, les dossiers des patients sont passés au peigne fin. Dans onze cas, le lien est avéré entre des atteintes des valves cardiaques ou l’hypertension artérielle pulmonaire et la prise de Médiator. Encore insuffisant selon l’Afssaps. Entre août et septembre, le centre d’investigation clinique du CHU mène une étude. Et découvre que « des valvulopathie cardiaques inexpliquées existaient dans 70 % des cas chez personnes exposées plusieurs mois ou années au Mediator ». Ce résultat est confirmé par deux autres études en France. « En quelques mois, on a convaincu l’Afssaps de prendre une décision. Habituellement, il faut quatre ans ! », sourit Irène Frachon. Grâce à ce travail de fourmi, le Mediator a été retiré des pharmacies le 29 novembre. Ce médicament, commercialisé depuis 1976 par le laboratoire Servier, était donné à 200 000 patients en France. « Prescrit contre le diabète, il était aussi souvent utilisé comme coupe-faim. » Les complications concerneraient entre 1 000 et 2 000 personnes par an.

Laurence GUILMO.

Vaccin Pandemrix : L’AFSSAPS escamote un cas dérangeant de slérose en plaques ! - 8 décembre 2009, par Dominique

Bonjour Jean-Jacques, sens-tu monter en toi la révélation de la médecine 2.0 ?

Imagines-tu tout cela il y a 10 ans ?

Vaccin Pandemrix : L’AFSSAPS escamote un cas de slérose en plaque ! - 7 décembre 2009, par Minga - Pandemrix : vaccin-miracle ou sérieux problème de pharmacovigilance ?

Tout celà confirme le point de vue tenu entre autres par le Dr Marc Girard : il existe visiblement une sous-déclaration dramatique des effets secondaires, même graves. En comparant les effets secondaires constatés lors d’essais préliminaires et les effets secondaires notifiés et pris en compte dans le cadre de la pharmacovigilance, il estime que 99% des effets secondaires ne sont PAS notifiés  !!!

Sachant que ces effets secondaires corrélés à la vaccination incluaient lors des essais 7 décès et 2 hépatites auto-immunes chez l’enfant, il y a là au minimum de quoi s’interroger sur la pharmacovigilance "à la française" !

Certes des corrélations n’impliquent pas nécessairement une causalité, mais elles devraient au minimum impliquer le mise en œuvre d’un principe de précaution limitant ces vaccinations à quelques groupes à risque particulièrement élevé, pour lesquels toute grippe ou tout rhume risquent de s’avérer mortels avec une probabilité de plusieurs ordres de grandeur supérieure à la probabilité d’un accident vaccinal.



Warning: preg_split() [function.preg-split]: Compilation failed: POSIX named classes are supported only within a class at offset 13 in /home/imedupoz/www/ecrire/inc/syndic.php on line 145

Warning: preg_match_all() [function.preg-match-all]: Compilation failed: POSIX named classes are supported only within a class at offset 14 in /home/imedupoz/www/ecrire/inc/syndic.php on line 166