Polémique sur l’informatisation des médecins libéraux

S’il existe des chiffres aussi fiables que ceux sur la taille de la sardine qui aurait bouché un jour le port de Marseille, c’est bien ceux de l’informatisation des professionnels de santé.
Après la Cnamts et la Cour des Comptes, une récente étude faite par les URML contredit à nouveau les statistiques données récemment par Jacques Sauret et André Loth pour justifier l’échec du DMP.
Le coup de grâce aux deux experts vient d’être donné par une étude du GIP DMP !
Mots-clés (tous les mots-clés)

6 décembre 2007

Un sondage fait pour le GIP DMP, entre le 25 octobre et le 12 novembre 2007 par l’IPSOS Santé et portant sur 514 médecins (MG : 313 - Spé. Lib. 101 - Spé. Hospi. 100), contredit le tableau misérabiliste de l’informatique de santé dressé par Jacques Sauret (GIP DMP) et André Loth (MISS).
La dernière page de l’enquête confirme les chiffres du récent panel URML de généralistes en Bretagne, Pays de Loire, Basse Normandie et PACA.
En effet, 86% des médecins disposeraient d’un équipement informatique (généralistes : 89% - Spécialistes libéraux : 82% - Spécialistes hospitaliers : 87%).
58 % s’en servent pour la gestion des dossiers patients (généralistes : 78% - spécialistes libéraux : 56% - spécialistes hospitaliers : 43%) et 48 % pour l’impression des ordonnances (généralistes : 67% - spécialistes libéraux : 45% - spécialistes hospitaliers : 31%).
Par contre seuls 18% déclarent utiliser “une messagerie sécurisée pour échanger des informations médicales avec leurs confrères (généralistes : 19% - spécialistes libéraux : 12% - spécialistes hospitaliers : 25%). Cette place des hospitaliers sur la première marche du podium laisse perplexe. La carte CPS étant diffusée homéopathiquement dans les établissements de santé, on peut se demander ce que recouvre le concept de sécurisation des échanges pour les meilleurs de la classe !
59% ne se servent pas d’internet pour les échanges médicaux.
64% des généralistes contre 58% des spécialistes libéraux disposent de l’ADSL au cabinet. 17% des généralistes et 12% des spécialistes restent en bas débit. A noter que 19% des généralistes et 30% spécialistes libéraux n’ont pas internet sur leur lieu de travail.

Autre enseignement important de cette enquête, 80% des médecins estiment “commencer à maîtriser” (30%), “maîtriser plutôt bien” (40%) et 10% se déclarent même des experts. Ces chiffres contredisent l’état et les attentes des médecins tels que les décrivent certains syndicats médicaux.


Selon une enquête Eurostat réalisée au premier trimestre 2007 et publié le 3 décembre 2007, "Utilisation d’Internet en 2007, ménages et particuliers", 49% des Français ont accès à Internet contre 54% des ménages européens. 43% des ménages français sont connectés en haut débit. Les taux les plus élevés d’accès à Internet ont été enregistrés en Islande (84%), aux Pays-Bas (83%), en Suède (79%) et au Danemark (78%).


publié le 6 décembre 2007 par @Fraslin