Chronique télétransatlantique 17 février 1999
FSE : DES DONNÉES SENSIBLES :
Supposons que je sois un vénérologue. Chaque soir, consciencieusement, j’envoie mes lots de FSE :
Exemple : Lot 69 (Mutuelle de la Maison Blanche).
N° facture 1151 : Bill C.
N° facture 1152 : Monica L.
etc...
Un esprit retord qui intercepterait ce lot pourrait supputer que Bill C. et Monica L. partagent quelque pathologie honteuse.
Il est aussi facile de déduire qu’un patient qui consulte chaque semaine un psychiatre souffre d’une affection chronique, ou qu’une personne consultant régulièrement un hématologue ou un cancérologue a un gros souci de santé...
Dans une FSE, en clair, se trouvent le nom du patient, de l’assuré, la date de naissance, le N° de SS, le nom du médecin avec le N°ADELI, la date de l’acte, la cotation, la notification éventuelle d’une affection longue durée, d’une invalidité voire d’une grossesse... Heureusement que le codage des pathologies n’y figure pas encore.
L’utilisation de ses simples données permettrait de constituer un fichier de gens "à risques" pouvant intéresser les groupes d’assurances. Certains employeurs font établir le profil numérologique ou le thème astral des candidats à un poste. Ne serait-il pas beaucoup plus pertinent avant d’embaucher quelqu’un de connaître simplement son taux de fréquentation médicale ?
Il apparaît donc vital que les FSE soient chiffrées et transmises sur un réseau le plus sûr possible. Même si le RSS présente quelques défauts de sécurisation, il semble dans l’état bien préférable à l’internet ou même aux virtuels intranets des Unions...



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