Chronique télétransatlantique 3 juin 1999
Ne plus télétransmettre depuis 7 jours est très reposant.
Mon progiciel de télétransmission ne plante pas, car je ne l’utilise plus...
Mon application ne modifie plus l’orthographe des noms et prénoms des patients. Je suis très attaché aux accents et autres traits d’union... Il ne fabrique plus de fiches en double...
Après 7 mois de télétransmission forcée, le retour à la feuille papier fait effectivement gagner du temps. Il n’y a plus à attendre que le patient désespérément retrouve sa carte Vitale.
Nous n’avons plus à se poser la question de savoir si on peut utiliser la carte comme dans les actes obligatoires du nourrisson ou de la grossesse.
Il n’est plus utile d’essuyer la carte ou de la renfoncer plusieurs fois pour qu’elle soit reconnue par le bifente.
On n’a plus à cocher la case "Accident".
Il n’est plus nécessaire d’expliquer que la carte Vitale n’est pas un titre de paiement ou qu’elle n’est pas utilisable car elle n’est pas à jour.
On n’a plus à courir après l’assuré insouciant qui a oublié la carte verte dans le lecteur.
On ne reçoit plus de coup de téléphone des patients "Docteur, vous avez oublié de me donner ma feuille de sécurité sociale !".
Le soir, il n’est plus impératif de tenter 3 ou 4 fois l’envoi des lots...
Heureux présage, le 1 er juin, j’ai essayé par deux fois d’envoyer un reliquat de FSE. Le RSS sans doute solidaire avec les grévistes, m’a refoulé.
Bref, c’est le bonheur loin du progrès partagé...



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