Chronique télétransatlantique 22 septembre 1999
Un ANR, cela n’a l’air de rien ...
Le légendaire Avis de Non Remise :
Jadis, en octobre 1998, au temps du progrès partagé heureux, Cegetel avait raconté aux médecins l’histoire de l’Avis de Non Remise, entité électronique qui devait dédouaner le praticien de sa responsabilité de télétransmetteur. Dans l’hypothèse hautement improbable, où une FSE dûment transportée via le RSS, n’avait pu être livrée pieds et poings liés au destinataire, Cegetel pondait derechef un ANR. Mais, on nous avait rassuré en précisant, que c’était un pur cas d’école et que jamais, promis, craché, nous ne verrions l’ombre d’un Avis de Non Remise, car le RSS ne pouvait faillir à sa mission sacrée de véhiculer les FSE jusqu’aux régimes même les plus reculés de la France télétransmettante. L’ANR semblait plus se justifier commercialement, car seul le noble intranet de santé pouvait en délivrer au contraire des plébéiens internets...
Et bien non, l’ANR existe, je l’ai rencontré. J’ai ainsi reçu depuis le 15 septembre 1999, une quinte d’ANR estampillés CEGETEL, m’indiquant qu’il n’avait pu remettre les FSE au 93503@503.93.rss.fr ! Mais qui était donc cet inconnu qui semble t-il, avait fugué ou disparu ? Malgré les faibles indices laissés dans le mail cégétélien, une recherche dans les tables des régimes m’a permis de loger le coupable, qui est la Mutuelle Générale de la Police sise à Bobigny. J’ai appelé l’assistance technique de CEGETEL, où un technicien, qui avait vaguement entendu parler du mythe des ANR, m’a d’abord fermement conseillé de joindre ma CPAM. Je lui est rétorqué que cette dernière s’en battait fort justement les flancs, en raison du fumeux principe de l’éclatement des lots à la source, règle que l’on peut résumer par : une fois la chasse tirée, chacun sa FSE cacateuse. Vacillant, il m’a répondu, que c’était une autre structure appelé "RSS établissement" qui gérait ce type de problème. Devant mon insistance, il s’est finalement renseigné et m’a donné le numéro de téléphone du maître es télétransmission de la MGP... J’ai eu enfin un limier au téléphone, qui pourtant spécialiste en pistage de FSE, est tombé des nues télétransmiques en apprenant que son régime était impliqué dans ce trafic d’ANR. Responsable du fichier des empreintes électroniques à la Mutuelle de la Police, il doit ouvrir une enquête dans l’intérêt de Sesam Vitale...
Sanction du passage à la version 1.20c du cahier des charges interdisant plus d’une réémission, j’ai 3 FSE tristement orphelines en stock, scotchés au progiciel, aussi incongrus qu’un chewing-gum mâché sous la semelle de Gilles Johanet. Comme le cas de l’ANR n’a pas été prévu, il n’y a aucune procédure automatique d’impression de feuilles papier. Ainsi que je l’écrivais début septembre, avec cette évolution à sens unique du progrès partagé, les régimes n’acceptent les FSE qu’à condition qu’elles passent l’écrit électronique du premier coup. Une seule retélétransmission est acceptée. Attention, pour l’oral de rattrapage, il est quand même "conseillé d’avoir l’accord de la caisse avant de reconstituer un lot pour réémission"... En cas d’échec, c’est ensuite au brave professionnel de santé de se débrouiller seul avec "ses" FSE sangsues abandonnées, en faisant un duplicata sur une feuille "certifiée CERFA", de trouver l’adresse idoine, puis de les envoyer par la poste au régime obligatoire concerné. Comme le cas de l’ANR n’a pas été prévu, il n’y a aucune procédure automatique d’impression de feuilles papier. Ainsi que je l’écrivais début septembre, avec cette évolution à sens unique du progrès partagé, les régimes n’acceptent les FSE qu’à condition qu’elles passent l’écrit électronique du premier coup. Une seule retélétransmission est acceptée. Attention, pour l’oral de rattrapage, il est quand même "conseillé d’avoir l’accord de la caisse avant de reconstituer un lot pour réémission"... En cas d’échec, c’est ensuite au brave professionnel de santé de se débrouiller seul avec "ses" FSE sangsues abandonnées, en faisant un duplicata sur une feuille "certifiée CERFA", de trouver l’adresse idoine, puis de les envoyer par la poste au régime obligatoire



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