Chronique télétransatlantique 6 octobre 1999

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Que fait la police ?

La semaine dernière, je narrais mes démêlés contre le loch Ness de la télétransmission, l’Avis de Non Remise, entité sortie des méandres de la tuyauterie rssienne. Pour résumer, en septembre, mon progiciel a généré des FSE pour la Mutuelle Générale de la police, a regroupé le lot dans une enveloppe, a écrit dessus une adresse électronique lue sur les tables des régimes, puis a envoyé la missive sur le RSS. Malheureusement le facteur Cegetel n’a pas trouvé la bonne boîte au lettre et m’a renvoyé le paquet avec un petit mot d’excuse (l’ANR), indiquant que madame MGP n’habitait point à l’adresse indiquée.
Le plus étonnant, c’est que des FSE exécutées antérieurement pour le même assuré avaient trouvé le chemin du bercail, mais en utilisant une adresse différente. En fait, les FSE des différents centres parisiens étaient à l’époque, convoyées vers une adresse SMTP unique (92441@441.92.rss.fr). Pour faire comme tous le monde, quelqu’un a décidé d’éclater les FSE vers des adresses différentes pour chaque centre. Le CNDA a donc pondu une nouvelle table des régimes que mon éditeur a prestement intégrée à son progiciel. L’ennui dans l’histoire, c’est qu’à la MGP, personne ne semble au courant qu’il existe maintenant des BAL dédiées pour chaque centre ! Un responsable informatique, dont par charité pour la carrière je terrais le nom, m’a déclaré que ces adresses SMTP n’existaient pas dans leur frontal et qu’il fallait voir avec Cegetel qui gérait leurs BAL.

La solution : un hospice pour les FSE perdues :

Pendant que la MGP et le RSS se refilent la patate chaude, c’est à moi télétransmetteur d’élite, de faire les démarches pour que les assurés soient remboursés. La version 1.20 c du cahier des charges exonère généreusement les régimes, du traitement des FSE à "problèmes". Il ne fallait plus leur flanquer la migraine avec les réprouvées de Sesam... Ainsi, une FSE ne peut être renvoyée qu’une fois et avec l’accord du régime concerné. En cas d’échec de retransmission, on revient au stylo bic (trouver l’adresse de l’organisme, remplir une feuille agréée CERFA recto et verso, et envoyer les feuilles dans des enveloppes timbrées). L’idéal ne serait-il pas de créer une structure inter-régime chargée de récolter et traiter les FSE « à problèmes », un SOS "ratés de la télétransmission", une sorte d’hospice pour FSE perdues ? Victimes d’un double échec de télétransmission, les pauvrettes difformes ou abandonnées, seraient reroutées (automatiquement ou après autorisation du PS) vers une adresse mail unique, lueur d’espoir dans l’enfer vert. Là, des bons samaritains tenteraient de retaper les handicapées et dans les cas désespérés prendraient en charge les formalités de décès électronique (édition d’un duplicata papier et acheminement vers le régime). Des psychanalystes de la feuille de soins diligenteraient une enquête pour trouver les raisons de l’échec (erreur du progiciel, tables des organismes non conformes, carte Vitale incorrecte, frontal non opérationnel, assuré ayant changé d’adresse, etc….). Un résumé d’hospitalisation serait ensuite envoyé au praticien, afin de lui expliquer une éventuelle marche à suivre si l’anomalie vient de son poste de travail...

C’est pas du progrès partagé ça ?

publié le 6 octobre 1999 par jjf