PANDEMRIX et effets secondaires neurologiques
Que penser du mystérieux cas de la dame de 37 ans (bulletin n°2) ?
Selon un communiqué du Ministère de la santé il s’agissait d’une « professionnelle de santé de 37 ans, vaccinée six jours plus tôt contre la grippe H1N1 » :
On parle initialement d’une « régression des signes cliniques après échanges plasmatiques en hôpital de jour ».
Puis dans le bulletin 5 : « Plus d’un mois après la survenue du cas fortement suspecté dans un premier temps d’être un « syndrome de Guillain-Barré » (notifié dans le 1er bulletin hebdomadaire), les éléments cliniques, la normalité des examens neurologiques successifs et l’évolution rapidement favorable, ne plaident pas en faveur du diagnostic final de syndrome de Guillain-Barré. »
En fait ce cas a été notifié dans le bulletin 2 et pas dans le 1. Plus important, s’il ne s’agissait pas d’un Guillain-Barré pourquoi lui a-t-on fait des échanges plasmatiques ?
D’autant qu’il s’agit d’une technique très coûteuse avec un risque important d’effets secondaires graves. Les échanges plasmatiques sont indiqués uniquement dans les formes graves ou modérées de polyradiculonévrites aiguës (dont Guillain-Barré), le plus précocement possible après l’altération de la marche. Selon ce document du CHU de Lyon : « Du fait de leurs risques relatifs, les plasmaphérèses sont réservées aux formes sévères qui compromettent la marche ou, à plus forte raison, la respiration. »
Dans la soirée du 12 novembre 2009, au Sénat, dans le cadre du débat sur le financement de la sécurité sociale, Roselyne Bachelot explique :
| « ... Il y a également une suspicion de syndrome de Guillain-Barré chez une personne, mais sous une forme modérée et réversible. Nous ne savons d’ailleurs pas s’il est imputable au vaccin. En effet, chaque année, en France, 1 700 cas de syndrome de Guillain-Barré sont constatés, mais la plupart sont liés à une infection virale, dont la grippe. Les médecins nous ont d’ailleurs informés de l’existence d’un syndrome grippal préexistant chez cette personne, qui, par ailleurs, va très bien.... » |
Le Bulletin n° 2 (21 octobre au 10 novembre 2009) est publié le 13 novembre 2009. On y parle de « régression des signes cliniques après échanges plasmatiques en hôpital de jour » mais pas de « syndrome grippal préexistant » :
| ... Une femme de 37 ans sans antécédents médicaux particuliers a présenté des paresthésies (fourmillements, troubles de sensibilité), ascendantes des pieds jusqu’au cou et irradiant vers les membres supérieurs, 6 jours après la vaccination par Pandemrix. Une régression des signes cliniques après échanges plasmatiques en hôpital de jour a permis son retour à domicile. Un diagnostic de syndrome de Guillain-Barré de forme modérée est suspecté. Cependant, les résultats des examens en cours sont nécessaires pour établir la cause... |
Or le même jour au Sénat au Sénat, Roselyne Bachelot banalise ce cas. Selon elle la patiente aurait « été prise en charge par son médecin généraliste. Les signes du syndrome étaient extrêmement bénins et ont régressé spontanément ». Est ce le médecin généraliste qui a pratiqué lui même les échanges plasmatiques dans son cabinet ? Encore plus fort, selon Roselyne Bachelot, cette dame avait la grippe avant d’être vaccinée ! Et si elle a fait un hypothétique Guillain-Barré, c’est à cause de la grippe préexistante et non pas du vaccin ! C.Q.F.D.
| M. Gilbert Barbier : « Monsieur le président, madame la ministre, mes chers collègues, ce matin, les radios et les télévisions se répandent sur le premier cas de syndrome de Guillain-Barré qui serait survenu à la suite d’une vaccination contre la grippe A. C’est une véritable publicité contre la vaccination !
Madame la ministre, nous avons déjà eu hier soir une assez longue discussion sur ce sujet. Vous nous avez promis toute la transparence sur l’évolution de la vaccination contre la grippe. Avez-vous des éléments nouveaux à nous apporter ce matin sur ce premier incident qui, d’après ce qui en a été dit, ne serait pas très grave ? » Mme Roselyne Bachelot-Narquin, ministre de la santé et des sports : « Monsieur le sénateur, j’ai déjà indiqué que la campagne de vaccination faisait l’objet de structures de pharmacovigilance très rigoureuses, que le moindre effet secondaire serait porté à la connaissance des autorités et du public et qu’il y avait une possibilité de saisine de ces structures tant par les professionnels de santé que par les personnes vaccinées. Que s’est-il passé ? Six jours après l’injection d’un vaccin, une personne a ressenti des paresthésies, ce que les enfants appellent fourmis dans les jambes. Elle a été prise en charge par son médecin généraliste. Les signes du syndrome étaient extrêmement bénins et ont régressé spontanément. Le lien de causalité n’est pas établi, et est même sérieusement contesté, entre la vaccination et le trouble développé, s’il s’agit bien du syndrome de Guillain-Barré, car ce syndrome survient en général plus tard, soit quinze jours à trois semaines après le fait causal. Il se trouve que cette personne avait la grippe avant d’être vaccinée. Or la principale cause du syndrome de Guillain-Barré est la grippe. La meilleure façon de se protéger contre ce syndrome est donc de se faire vacciner ! Mesdames, messieurs les sénateurs, si on fait la une des journaux à chaque rougeur ou mal de tête à la suite d’une vaccination, c’est qu’on est « mal barrés » dans nos techniques de communication ! (Rires.) » |
Bulletin n° 4 (21 octobre au 22 novembre 2009) 26 novembre 2009
| .... d’un homme de 29 ans sans antécédents, présentant 7 jours après la vaccination des frissons associés à des myalgies et paresthésies (fourmillements) des 2 membres supérieurs et du membre inférieur droit. Les examens ont permis d’exclure formellement un diagnostic de syndrome de Guillain-Barré. L’évolution a été favorable.... |
Bulletin n° 5 (21 octobre au 29 novembre 2009) 3 décembre 2009
"...2 cas de paresthésies (fourmillements au niveau des membres) sans autre anomalie neurologique et spontanément résolutives ;"
| ... Plus d’un mois après la survenue du cas fortement suspecté dans un premier temps d’être un « syndrome de Guillain-Barré » (notifié dans le 1er bulletin hebdomadaire), les éléments cliniques, la normalité des examens neurologiques successifs et l’évolution rapidement favorable, ne plaident pas en faveur du diagnostic final de syndrome de Guillain-Barré. Ce cas est à rapprocher d’autres cas similaires associant uniquement des fourmillements importants des extrémités (paresthésies), parfois de survenue rapide après la vaccination, et ayant conduit à effectuer un bilan neurologique approfondi qui s’est toujours avéré normal.... |
Le 13 novembre, selon la Ministre cette dame avait une grippe préexistante. Pourtant l’AFSSAPS n’en souffle mot.
Bulletin n° 6 21 (octobre au 6 décembre 2009) du 10 décembre 2009 :
| Depuis le début de la vaccination, l’Afssaps a eu connaissance de 881 signalements
d’effets indésirables (754 par les professionnels de santé et 127 par les patients) sous PANDEMRIX, soit un taux de notification d’environ 0,7 pour 1000 doses administrées.
Sur les 881 cas rapportés :
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| Chez l’adulte :
Des examens complémentaires sont en cours sur les trois derniers cas mentionnés ci-dessus. Chez l’enfant : |



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