Vague écologique à la sécu

La CPAM de Nantes a des consignes. Il faut économiser !
La titulaire de cette carte Vitale très abimée est allée deux fois à sa caisse pour la faire changer. La carte est fissurée sur la moitié de la longueur et la fêlure frôle la puce.
« Ce n’est pas grave » lui a t-on rétorqué après un test sommaire sur un lecteur.
« Elle fonctionne donc on va la réparer ».
Et hop la préposée à l’accueil sort son rouleau de scotch réglementaire et colle deux morceaux sur la carte en évitant quand même le processeur.
« Vous comprenez, dit-elle en s’échinant, il faut qu’elle tienne encore un peu car on va les remplacer bientôt toutes ! »
Europe Écologie a obtenu 13,64% des voix au premier tour des régionales en Pays de Loire. La poussée verte est-elle la raison de cette tentative désespérée de récupération ?
Autre hypothèse, il y a des ordres donnés dans les Caisses pour colmater le “trou de la sécu” avec des morceaux de scotch.
En rendant la carte à la patiente un peu éberluée, la technicienne bricoleuse avoue : « Je devrais pas vous le dire, mais si vous voulez vraiment qu’on la change, il faut la casser ! »
L’ennui de cette opération de restauration, c’est que les contacteurs de nos bifentes sont très sensibles et n’aiment pas du tout la colle qui va apparaître sur la carte quand l’adhésif va commencer à se détacher au bout de quelques insertions.
Mais un terminal de lecture cela coûte quand même 300 euros. Il y a quelques années mon LCS 5000 est décédée suite à cette manipulation malencontreuse faite sur une carte Vitale.



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