La MISS, une inconnue paresseuse

Mission pour l’Informatisation du Système de Santé
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Actualité :

9 août 2007

André Loth patron de la MISS

Sans doute pour ne pas faire mentir l’adage qui dit que c’est dans les vielles marmites qu’on fait les meilleures soupes, André Loth vient d’être nommé chef de la MISS en remplacement de Jacques Sauret. C’est le quatrième homme à la tête de la Miss. La notoriété de la « Mission pour l’Informatisation du Système de Santé » est aussi confidentielle que son bilan comme en témoigne cette page d’actualité sur le site du gouvernement.


17 février 2006
Lifting pour la MISS ! Jacques Sauret est nommé auprès du ministre de la santé et des solidarités en qualité de chef de la MISS (Mission pour l’Informatisation du Système de Santé). Non, Jacques Sauret ne remplace pas Geneviève Mulmann dite Geneviève de Fontenay, mais plus prosaïquement Michel Villac depuis longtemps muté aux Personnes Agées.

16 juin 2005 :
Une délégation permanente est donnée à Michel Villac, chef de la mission pour l’informatisation du système de santé, à l’effet de signer, dans la limite de ses attributions et au nom du ministre de la santé et des solidarités, tous actes, arrêtés, décisions ou conventions, à l’exclusion des décrets.

21 décembre 2004 :
Alors qu’on lance le eDMP, le chef de la MISS est muté aux personnes âgées !

12 mars 2001 :
Panorama du médecin : Dossier e-santé : « Pas de centralisation des données médicales. Michel Villac, chef de la mission ministérielle pour l’informatisation du système de santé est hostile à l’idée d’une banque centrale des dossiers médicaux. » (Entretien Catherine Sanfourche).


Historique :

Dans son fameux discours d’Hourtin du 25 août 1997 « Préparer l’entrée de la France dans la société de l’information », Lionel JOSPIN oublie l’informatisation du système de santé alors qu’on prépare le lancement du RSS, de la carte Vitale et de la carte CPS.
Certains demandent la création d’un secrétariat d’état aux systèmes d’informations, rattaché logiquement au Ministère de l’Industrie.
Martine Aubry, alors ministre de l’Emploi et de la Solidarité, refuse d’abandonner le contrôle de ces programmes. Il est donc décidé de créer un succédané limité au secteur santé, c’est la Mission pour l’Informatisation du Système de Santé...

La Mission pour l’Informatisation du Système de Santé a été créée en décembre 1997 par le Ministre de l’Emploi et de la Solidarité et le Secrétaire d’Etat à la Santé pour coordonner les divers projets techniques engagés dans ce domaine, et en particulier :
- carte de professionnel de santé (CPS),
- carte d’assuré social (Vitale 1 et Vitale 2),
- Réseau Santé Social,
- Informatisation du poste de travail des praticiens.

« Du fait de la multiplicité des intervenants, il était apparu nécessaire en effet de renforcer la coordination de la démarche d’informatisation de notre système de santé afin de garantir la cohérence des choix stratégiques et techniques comme le respect des règles éthiques. »

Cette mission a pour fonction :
- de mener une réflexion stratégique permanente sur le développement et les implications possibles de l’informatisation du système de santé ;
- de garantir le respect des prescriptions de sécurité en matière de transmission et d’accès aux informations médicales et des règles déontologiques pour la conception et la diffusion des services et logiciels offerts à travers le Réseau Santé Social ;
- de coordonner l’action des différentes directions du Ministère de l’Emploi et de la Solidarité intéressées par le projet ;
- de veiller, à la cohérence globale de la démarche d’informatisation et à la mise en œuvre harmonieuse des différents projets dans le respect des responsabilités confiées en ce domaine aux organismes concernés et en particulier de la maîtrise d’ouvrage assurée par la CNAMTS, sur le sujet SESAM-VITALE ;
- d’être l’interlocuteur pour le compte des pouvoirs publics, des professionnels de santé, des industriels et des sociétés de services du secteur.

Depuis le 1er juin 1999, la direction de cette mission a été confiée à Michel VILLAC.

« L ’informatisation de notre système de soins, trop souvent perçue par les professionnels de santé comme une charge voire comme un outil de coercition doit permettre d’améliorer la qualité des soins, de moderniser les pratiques médicales et de simplifier les modalités de remboursement. Elle devrait notamment :
- contribuer à la meilleure prise en charge médicale du patient grâce aux informations contenues dans le dossier médical auxquelles auront accès les médecins (volet d’information médicale de la carte Vitale II) ;
- permettre l’automatisation du traitement des feuilles de soins et éviter ainsi aux patients d’avoir à remplir et expédier les feuilles de soins (carte vitale I) ;
- offrir aux médecins une information rapide en cas d’alerte sanitaire par exemple sur les épidémies ou les retraits de médicaments ;
- permettre l’accès des praticiens à des outils d’aide au diagnostic et à la prescription, à des bases de connaissance, à des référentiels sur les protocoles thérapeutiques ;
- faciliter les échanges entre professionnels de santé par l’intermédiaire du réseau santé social, (messagerie des professionnels de santé, possibilité de télémédecine).
 »

Communiqué de presse du 31/12/1997 )

publié le 9 août 2007 par @Fraslin