Déclaration des effets indésirables d’un médicament : C’est pas du 2.0 !
L’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé (AFSSAPS) vient d’annoncer que la déclaration d’un effet indésirable lié à un médicament, effectuée directement par le patient et les associations de patients, vient d’être officialisée par la publication de deux textes réglementaires. Selon le communiqué de presse« Elle peut être réalisée sans passer par un professionnel de santé. L’objectif est d’élargir la base de recueil et de détecter des signaux complémentaires de ceux rapportés par les professionnels de santé, avec la volonté de faire participer tous les acteurs du dispositif et de lui donner une transparence accrue. »
L’intention est louable mais en pratique c’est la galère.
J’ai essayé à titre personnel, ayant présenté il y a quelques mois un effet indésirable suite à la prise d’un médicament. Il s’agissait d’un hoquet secondaire à la prise d’un corticoïde.
En allant sur ce lien on télécharge un fichier WORD au format RTF.
Mais ce document est très difficile à remplir au clavier.
Il n’y a eu aucun progrès depuis ma précédente tentative en novembre 2010 pour déclarer un effet secondaire suite à l’injection d’un vaccin anti grippe A PAMDERIX.
Saisir une simple date est un cauchemar. Et puis même si on y arrive il y a des pièges, des cases à cocher comme “Guérison”.
La seule option logique est donc de l’imprimer et de le remplir à la main.
A noter qu’on ne demande pas explicitement au patient s’il n’a pas déjà présenté cet effet secondaire antérieurement suite à une prise ponctuelle du même médicament. Pourtant cela augmenterait l’imputabilité.
Sur le verso on a la liste des centres régionaux de pharmacovigilance (CRPV) avec l’adresse postale et l’adresse mail.
On peut supposer que si l’adresse mail est indiquée c’est sans doute parce que les CRPV souhaitent un retour par courrier électronique !
J’ai donc numérisé le document rempli manuellement avec mon scanner et je l’ai converti en document PDF.
Ensuite je l’ai ajouté en pièce jointe à un mail adressé au centre régional de pharmacovigilance dont je dépends géographiquement.
Comme j’ai écrit mon adresse mail personnelle au stylo sur des pointillés, elle est totalement illisible. Je doute qu’elle puisse être utilisable par le CRPV si ce dernier souhaite entrer en contact avec moi pour des renseignements complémentaires.
Autre détail signifiant, il n’y a pas de zone e-mail pour le médecin contacté afin de constaté l’effet indésirable. On a seulement un champ pour son adresse, son téléphone et son fax.
Mi 2011, on se demande pourquoi on ne dispose pas d’un PDF remplissable ou, mieux, d’un téléformulaire avec des listes de médicaments interfacés ...



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